Glyphosate : l’Inrae a découvert l’eau chaude et l’annonce fièrement

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Sur son site, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) crie victoire. « Zéro glyphosate dans les unités INRAE : objectif atteint en 2021″ se vante-t-il, proposant un « retour d’expérience ». Extrait :

« 1/ pour la destruction de couverts végétaux en fin de culture ou en interculture : combinaison d’innovations mécaniques existantes en conjuguant plusieurs passages ;

2/ pour le nettoyage des abords : utilisation du désherbage thermique avec les mêmes outils que ceux conçus pour les espaces verts ;

3/ pour la délimitation des parcelles dans les protocoles de recherche : matériel mécanique du marché amélioré et combiné au GPS, avec quelques essais de construction de matériel spécifique

4/ pour le semis de la culture suivante avant d’avoir récolté la précédente ou juste après, et pour les semis de cultures associées : utilisation de semoirs adaptés. Ces modes de conduite minimisent l’apparition de plantes indésirables. »

Vous avez bien lu : malgré un milliard d’euros de budget annuel, l’Inrae propose pour remplacer le glyphosate… le désherbage mécanique et thermique. Pas de quoi crier « Cocorico » !

Tout ça pour écrire qu’ « au final le bilan est assez simplement posé : les alternatives coûtent du temps (quelques dizaines d’heures quand l’application du glyphosate demande 20 minutes), des investissements (machines, innovations techniques) et le résultat n’est pas aussi total qu’avec le glyphosate (il reste des plantes indésirables dont les stocks peuvent augmenter à long terme). Les partages d’expérience et les efforts pour améliorer les techniques alternatives aux produits phytopharmaceutiques se poursuivent. »

Bref, que sans être gavé d’argent des contribuables, il n’est pas possible de se passer du glyphosate. On tourne en rond…

Au passage, les p’tits génies de l’Inrae ne mentionnent pas le bilan carbone de leurs pseudo-alternatives. Il vaut mieux pour eux !

5 commentaires sur “Glyphosate : l’Inrae a découvert l’eau chaude et l’annonce fièrement

  1. Mais quelle honte est devenu L’ INRAE !
    Pour le thermique quand on voie déjà le nombre d’incendies déclenchés par les communes (haies au minimum quand pas gymnase ou salles des fêtes complétement brulées ) on imagine les bords de parcelles et les kilomètres de haies qui vont disparaitre ….
    Associé à cela le retours des vivaces qu’ils reconnaissent entre les lignes et l’INRAE est bien aujourd hui, un ennemi du bon sens et le plus grave un ennemis du monde agricole !

  2. Cette décadence de l’INRA devenu INRAE date de la première personne qui a prétendu au titre de « PDG », singeant ainsi de manière ridicule les « capitaines d’entreprises » alors qu’elle n’était qu’une fonctionnaire courtelinesque.
    L’invasion de bio-agresseurs écolos dans l’institution, avec une revanche à prendre contre la production et contre l’agriculture elle-même, a poursuivi la gangrène qui se parachève avec l’écologisme du gouvernement actuel.
    C’était prévisible.
    L’INRAE ne fait que du « sociétal », en témoigne leurs récentes « recherches » pseudo-scientifiques sur la diététque/nutrition réalisées avec l’application YUCA (!)
    C’est bien triste…

  3. Ils inventent l’eau tiède et en arrivent à une conclusion plus que mitigée ..Rien de plus normal en somme !!! Nos têtes d’œuf auraient mieux fait d’écouter les professionnels , les agriculteurs , ceux qui vivent de leur production et qui sont arrivés aux mêmes conclusions depuis bien longtemps . Combien de k€ d’argent public dépensé / m2 de parcelle expérimentale ??? Quant au bilan carbone si judicieusement évoqué par l’auteur de l’article , nos chevaliers blancs de l’INRA€ auraient quand même pu proposer une compensation carbone , le contribuable n’est plus à un euro près…

  4. GLYPHOSATE :
    Je souhaite faire connaitre à ceux qui, par hasard, ne la connaîtraient pas déjà, l’excellente publication mensuelle de Gil Rivière-Wekstein intitulée « Alerte & Environnement » de ce mois d’octobre (n° 206).
    Dans ce numéro il y a un article (page-6) intitulé : « L’Eglise de scientologie et la bataille juridique contre le <Roundup ».
    Je ne citerai ici que le chapô de façon à vous « appâter » : « Parmi les forces hostiles au glyphosate figurent de façon assez inattendue des avocats liés à l’Eglise de scientologie. Décryptage. »
    Du côté français il est intéressant de noter que sont cités en raison de leur « proximité » avec les avocats marrons américains et autres écolo-agitateurs, ‘’les eurodéputés Michelle Rivasi et les trois autres membres du groupe Les Verts-ALE du parlement européen… ». L’illustre ‘’Professeur’’ Séralini est également mentionné. Plusieurs autres personnages impliqués dans la magouille sont cités.
    Cette lecture est hautement édifiante sur cette ignoble saga du glyphosate/Roundup essentiellement en raison des informations indiscutables (comme habituellement chez Rivière-Wekstein) rapportées dans ce papier.
    A lire et à faire largement circuler ! Les magouilles écolo-juridiques doivent être enfin rendues publiques.

    A noter également pour suivi et plus ample information très documentée, le blog de notre ami Seppi.

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