Abeilles : l’AFP sympa avec l’Unaf

Partager sur : TwitterFacebook


Le renouvellement de l’autorisation du Cruiser par le Ministère de l’Agriculture n’est pas du goût des militants anti-pesticides de l’Unaf, un des multiples syndicats apicole français. L’Unaf y est donc allé de son communiqué pour « dénoncer » la décision du Ministère de l’Agriculture. L’AFP a bien entendu, et c’est bien normal, publié une dépêche sur cette homologation. Mais l’AFP est plutôt sympa avec l’Unaf. Après une première dépêche (le 8 décembre), l’AFP en a publié une seconde après avoir reçu le communiqué de presse de l’Unaf (le 9 décembre), histoire de permettre à Henri Clément de continuer d’exister sur la scène médiatique qu’il occupe plus par son militantisme anti pesticide et sa capacité à collecter d’importantes subventions publiques en période de crise que par ses actions au service du monde apicole.
Mieux, l’AFP a choisi les passages « publiables » du communiqué de l’Unaf. Le syndicat apicole n’y est en effet pas allé de main morte dénonçant « le renouvellement illégal » de l’autorisation du Cruiser. Le communiqué de l’Unaf va encore plus loin : « du point de vue de la gestion publique, ces manœuvres n’inspirent que le dégout ! Elles donnent de la France à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, une image pitoyable ! » Sans oublier le couplet traditionnel sur le lobbying : « l’Unaf exige que les sociétés commerciales de l’agrochimie cessent d’être les interlocuteurs privilégiés des services de l’Etat et que les experts soient enfin indépendants. » Rien que ça. Quand à Henri Clément, il déclare dans le même communiqué : « c’est un constat pitoyable que de voir l’année de la biodiversité s’achever sur le renouvellement du Cruiser par le ministre ! »
Henri Clément et ses attachées de presse, Sophie Dugué et Anne Henriot, se sont lâchés sur ce coup-là et la diffusion à grande échelle de leur propos aurait pu être contre productive. Heureusement pour eux, l’AFP a pris soin de ne pas reprendre ces phrases chocs dans la dépêche. Ni la coquille de l’Unaf qui continue de parler de l’Afssa alors qu’elle est devenue depuis plusieurs mois déjà l’Anses. Aie ! Aie ! Aie !

355 commentaires sur “Abeilles : l’AFP sympa avec l’Unaf

  1. « Puisque vous etes si malin et instruit donnez-nous donc votre définition de l’apiculteur compétent!!! »

    Réponse : les apiculteurs du Manitoba.

    Encore une question, José B. ?

    Vous devriez quitter ce forum, vous n’êtes pas à la hauteur.

  2. à Laurent

    Voici ce que cet apiculteur du Manitoba m’a écrit en 2006

    Salut Daniel
    Non, nous n’avons aucun problème au niveau du gaucho et encore moins sur les OGM qui sont monnaie courante ici.
    Des études ont été faites au Canada sur ces insecticides d’enrobage sans résultats concrets.
    Etant français d’origine, je connais particulièrement bien les problèmes que vous avez en France.
    De mon côté au Canada, les problèmes de dépeuplement que vous avez sont inexistants.
    Nous avons de temps en temps des problèmes sur les tournesols lorsque les avions viennent sulfater leur poison mais en général nous démenageons les ruches juste à temps.
    Les fermiers sont toujours d’accord pour nous prévenir avant que l’avion arrive.
    De toute manière, les récoltes sur le tournesol deviennent de plus en plus maigre et nous essayons d’ignorer cette culture pour nous consacrer au miel de colza ou au miel de trefle et sarrasin.
    Bonne fêtes à tout le monde.
    Pierre

  3. « Puisque vous etes si malin et instruit donnez-nous donc votre définition de l’apiculteur compétent!!!

    Réponse : les apiculteurs du Manitoba. »

    Ah, oui. J’ai oublié, il y a aussi Dany, et ses collègues qui travaillent comme lui.

  4. Salut Dany,

    En parlant de la faible toxicité de l’acide oxalique, je parlais de la dangerosité pour le manipulateur. Et c’est pour ça que je comparais au bricolage avec de la fumagiline.
    Pour les abeilles, je n’avais pas d’opinion, mais l’équipe de Higes a visiblement montré la toxicité !

    René

  5. Bonjour,

    Mais :

    « Avertissement :
    .
    Pour ceux qui ne veulent pas traiter dans la légalité, nous les mettons en garde contre les risques sur leur santé, du fait de manipulations de molécules dangereuses comme l’acide oxalique, contre les risques d’orphelinage de leurs colonies avec la roténone, les risques de résidus dans les cires avec le coumaphos, les risques de dégradation de la qualité de leur miel avec des produits ou des méthodes n’ayant pas fais l’objet d’étude sérieuse.
    .
    Il faut reconnaître que cela a un coût, mais vos abeilles ne méritent-elles pas une dépense de la valeur d’un kilo de miel ? En meilleure santé, elles vous le rendront avec largesse. »

    C’est tiré de :
    http://www.gds38.asso.fr/web/gds.nsf/e9c718688b57374cc1257223007ffc79/1f03eeae4b966cc1c1256cda0071f333

    C’est quand même extraordinaire qu’un groupement de défense sanitaire soit obligé de produire ce genre d’avertissement sur les risques sanitaires de l’illégalité. Cela en dit long sur la mentalité de certains apiculteurs.

  6. L’acide oxalique utilisé comme « médicament » autorisé en apiculture bio est en vente chez les « bons revendeurs » de matériel apicole…
    6,50€ le KG
    Les catalogues proposent du matériel pour une aplication par évaporation ou par application en solution sucrée
    En apiculture conventionelle par contre il est interdit d’utiliser ce  » médicament » ne disposant pas d’AMM abeilles !
    Les explications

    « -Apiculteur conventionnel : des produits de traitement de la varroase disposant d’une AMM existent. La Commission des AMM vétérinaires n’a pas conclu pour l’instant au manque d’efficacité des dits produits. Donc, selon le Ministère de l’Agriculture (DGAL) la prescription hors AMM de l’AO est impossible !  »

    http://www.beehoo.com/conseil-apiculture/traitement-a-l-acide-oxalique

  7. La fiche technique d’utilisation de l’acide oxalique expliquant en clair que ce qui est interdit en apiculture conventionelle est autorisé en bio …

    « -Apiculteur bio ( règlement CEE n°1804/1999) : le cahier des charges bio interdit l’emploi de substances de synthèse (amitraz, tau-fluvalinate, etc.), donc dans ce cas le Vétérinaire peut prescrire l’AO selon la règle de la cascade. (Apiguard, titulaire d’une AMM, peut être utilisé en apiculture biologique.) »http://www.beehoo.com/conseil-apiculture/traitement-a-l-acide-oxalique
    a été rédigée par Jean-Marie Barbançon un vétérinaire , Président de la Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales FNOSAD ( 21000 adhérents )

  8. pour José B. et Meliophile

    Etant las de vos proses, je vous prie d’essayer de compléter le poeme de Virgile
     » Sic non uobis….. »

  9. En apiculture je ne connais pas grand chose. Questions pour ma gouverne :
    * Les apiculteurs bio : combien sont-ils en France ?
    * Les apiculteurs bio utilisent-il vraiment l’acide oxalique ou est-ce que le débat ci-dessus porte uniquement sur de la lecture de textes réglementaires?

    * Sur les apiculteurs en général (bio et conventionnel) : combien d’apiculteur sont au bénéfice réel agricole (ou autre régime avec une compta fiscale. Je précise ma question : est ce que la très large majorité des apiculteurs, y compris les responsables des différents syndicats, obédiences ne sont-ils pas au bénéfice agricole forfaitaire (sur les 2 années civiles antérieures chiffres d’affaire moyen TTC est inférieur à 76 300 € TTC, les sociétés ne peuvent avoir ce type d’imposition) ? Cela expliquerait qu’il ne semble pas simple d’avoir des chiffres sur les rendements effectifs (une partie des recettes seraient « masquées » pour rester au forfait, payer moins de cotis sociales, d’impôts). Qu’en pensent les professionnels de l’apiculture ?

  10. @Laurent Berthod,Dany
    « Voici ce que cet apiculteur du Manitoba m’a écrit en 2006
    Salut Daniel
    …De mon côté au Canada, les problèmes de dépeuplement que vous avez sont inexistants…»

    Vous etes toujours prets à gober n’importe quelle info!!!

    A voir ci-dessous:
    http://www.apiterra.fr/wp/index.php/587
    25% à 30% de mortalités des abeilles au Canada
    «Cette mortalité est causée par des milliers de facteurs, qui réduisent leur durée de vie et leur habileté à retrouver leur direction», souligne Stephen Pernal, président de l’Association canadienne des professionnels de l’apiculture et chercheur scientifique pour Agriculture et agroalimentaire Canada. «C’est un assaut parfaitement orchestré provenant de tous les côtés». Même si les apiculteurs canadiens n’ont pas expérimenté le CCD au même titre que leurs voisins américains, le pays a enregistré de lourdes pertes sur un autre plan, allègue M. Pernal. «Nous aussi avons souffert de lourdes pertes mais elles se manifestent par le décès d’abeilles à la suite de l’hiver», explique M. Pernal de son bureau de Beaverlodge, en Alberta. Au Canada, ces niveaux plus élevés de mortalité en hiver et au printemps pourraient être liés aux mêmes facteurs que ceux qui sont à l’origine du CCD et qui fait des ravages chez les abeilles aux États-Unis.

    @Dany
    « Une reine peut pondre jusqu’a 5000 oeuf par jour…»

    D’ou sortez-vous cette affirmation, de votre expérience personnelle?

  11. Il n’existe pas de statistiques du nombre d’apiculteurs bio
    Par contre les méthodes de traitement utilisés par les apiculteurs bio en particulier l’acide oxalique sont largement utilisés par les autres…

    A peine la moitié de l’ensemble des ruches en France sont traitées avec des médicaments sous AMM (bio/conventionel)

    Une très petite minorité d’apiculteurs sont inscrits au régime agricole du bénéfice réel
    La plupart des apiculteurs professionels et pluriactifs sont au régime forfaitaire
    Environ 2500 sur 80.000 apiculteurs payent des cotisations sociales MSA/AMEXA ou solidarité

  12. @Laurent Berthod
    «Ma course au profit pour l’instant c’est les Assedic, mon seul et unique sponsor.»

    Il est peut-etre possible pour vous de sortir des Assedic en déposant un dossier de candidature auprès de l’UNAF!!!
    Je vous vois bien participer à l’opération « L’abeille, sentinelle de l’environnement »
    Ah ! Ah ! Ah ! (Rire sardonique)

  13. José B.,

    Oui, j’y avais pensé tout seul, comme un grand. J’ai envoyé mon C.V. Après trois entretiens, successivement avec le directeur de la communication, le DRH et le PDG, ma candidature n’a malheureusement pas été retenue. J’en ai été fort peiné car le salaire proposé était excellent.

    Merci sincèrement de votre suggestion et de votre aide.

  14. Pour ceux qui pensent vraiment que les pesticides agricoles ne sont pour rien dans les mortalités d’abeilles,voici une confirmation du contraire par l’EFSA (l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments)

    http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/doc/71e.pdf

    Définition de critères d’évaluation des risques environnementaux des insectes génétiquement modifiés qui seront commercialisés sur le marché de l’UE

    7.5.1. Apis mellifera (Honey bee)
    Honeybees are currently undergoing a worldwide decline due to infestations of parasitic mites(e.g. Acarapis woodi, Varroa destructor), ravages of various viruses and susceptibility to pesticides and insecticides. This decline is causing big problems in agriculture and substantial economic losses (ZipcodeZoo.com, 2009a).
    One goal of genetically modifying Apis mellifera is to create an insecticide-resistant strain(see table 4), but so far only tests for sperm-mediated transformation are ongoing (Pew,2004).

    L’EFSA dit bien que les abeilles sont sensibles aux pesticides et insecticides et comme solution à ce problème il est envisagé de créer des abeilles génétiquement modifiées résistantes aux insecticides.
    Les « grandes cultures hyperpolluée par les pesticides, le Regent et le Cruiser » présentent donc réellement un danger pour les abeilles!!!
    Qui va oser contester l’EFSA? Laurent Berthod, ME51 le spécialiste des pesticides?

  15. José B.,

    Vous n’êtes vraiment pas à la hauteur.

    Ce n’est pas un rapport de l’Efsa, c’est un rapport qui lui est soumis. Apprenez à ne pas mentir (ou apprnez à lire).

  16. @ José B.

    « Pour ceux qui pensent vraiment que les pesticides agricoles ne sont pour rien dans les mortalités d’abeilles,voici une confirmation du contraire par l’EFSA (l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) »

    Qui a nié l’influence des pesticides dans le problème des abeilles? Nous sommes plusieurs ici qui ne font que dire et répéter que la mortalité des abeilles est un phénomène plurifactoriel et que les pesticides en font partie. Vous ne pouvez pas dire le contraire.

    Comme le dit Berthod, ce rapport ne traduit pas les positions de l’EFSA sur la question et si vous faisiez attention à ce que vous lisez (et c’est écrit en gros et gras sur la première page) c’est un rapport qui a été soumis à l’EFSA et en bas de la première pas il y a un « disclaimer » de la part de l’EFSA mais vous ne l’avez même pas lu ou vous n’y avez rien compris:

    « SCIENTIFIC / TECHNICAL REPORT submitted to EFSA »

    The present document has been produced and adopted by the bodies identified above as author(s). This task has been carried out
    exclusively by the author(s) in the context of a contract between the European Food Safety Authority and the author(s), awarded following
    a tender procedure. The present document is published complying with the transparency principle to which the European Food Safety
    Authority is subject. It may not be considered as an output adopted by EFSA. EFSA reserves its rights, view and position as regards the
    issues addressed and the conclusions reached in the present document, without prejudice to the rights of the authors

    C’est quand même pas banal d’en trimballer des pareilles couches. Ignare et malhonnête.

  17. Et en plus, c’est un rapport qui ne traite pas spécifiquement de la mortalité des abeilles, et n’incrimine pas, avec l’autorité que lui conférerait un document ou une déclaration spécifique, les insecticides.

    Quant à utiliser cette citation pour conclure que « les ‘grandes cultures hyperpolluées* par les pesticides, le Regent et le Cruiser’ présentent donc réellement un danger pour les abeilles!!! », c’est vraiment osé.

    Cela dit, un grand merci pour le lien. J’ai été très intéressé par l’information. Que pense l’UNAF (si tant est qu’ils pensent) et M. JoséB. de la perspective de voir arriver des abeilles résistantes à un insecticide ?

    ________________

    * C’était de l’ironie de Laurent Berthod

  18. Je viens de lire aussi le papier signalé par José B. dans son commentaire 60. Comment peut-on prétendre, sur cette base, que nous goberions « n’importe quelle info » ?

    Il n’y a qu’à lire, à l’intérieur du texte qui a été cité :

    « Même si les apiculteurs canadiens n’ont pas expérimenté le CCD au même titre que leurs voisins américains, le pays a enregistré de lourdes pertes sur un autre plan, allègue M. Pernal. ‘Nous aussi avons souffert de lourdes pertes mais elles se manifestent par le décès d’abeilles à la suite de l’hiver’, explique M. Pernal de son bureau de Beaverlodge, en Alberta. »

    Certes, on ajoute : « Au Canada, ces niveaux plus élevés de mortalité en hiver et au printemps pourraient être liés aux mêmes facteurs que ceux qui sont à l’origine du CCD et qui fait des ravages chez les abeilles aux États-Unis. » Mais ce n’est qu’une supputation.

    On y lit aussi, par exemple :

    « Le président des apiculteurs albertains, Terry Greidanus, a perdu 40% de ses propres colonies d’abeilles l’année dernière principalement à cause du varroa, un acarien parasite de l’abeille adulte qui est devenu résistant aux poisons chimiques traditionnels et n’a pas de prédateur naturel. «Nous avons connu des pertes hivernales anormalement élevés au cours des deux dernières années», soutient-il. Le parasite nosema et la famine sont également des tueurs d’abeilles au Canada. »

    Bizarre… ils n’évoquent pas les insecticides !

    Voici un autre document très intéressant (de 2007) :

    http://www.organicagcentre.ca/Docs/Colony_collapse_bees_f.pdf

    Juste un extrait : « Malgré l’absence, à l’heure actuelle, de cas confirmés au Canada, la complaisance n’est pas recommandée. »

    Mais peut-être est-ce encore une « n’importe quelle info », puisqu’elle ne va pas dans le sens voulu par les technophobes doctrinaires, et M. JoséB en particulier.

    ___________

    PS. : au Canada, « bleuet » désigne la myrtille.

  19. Concernant la mortalité des abeilles,les pesticides et plus exactement les insecticides de 2010,ne sont ni plus ni moins toxiques qu’ils ne l’étaient voici 30 ans( Personnellement,je dirais nettement moins).
    Un insecticide est fait pour tuer des insectes,un fongicide pour tuer des maladies et un herbicide pour tuer des herbes et ceci que la molécule soit de synthèse ou naturelle,
    MAIS,les insecticides ne tuent pas tous les insectes,les fongicides ne tuent pas toutes les maladies et les herbicides ne tuent pas toutes les herbes.

    Par contre,il y a 30 ans existait un super insecticide, »le diméthoate »,interdit depuis un bout de temps,cet insecticide c’était un peu le genre, »où Attila passe l’herbe ne repousse pas ».Malgré cela a t’on entendu à l’époque les plaintes des apiculteurs? non jamais!!!
    Tout cela pour dire et redire que les Gaucho,Régent et Cruiser sont des enfants de coeur à côté de ce qu’était « le diméthoate »,d’ailleurs malgré l’interdiction des Gaucho et Régent sur une plante très méllifère tel que le Tournesol,la différence de mortalité n’est pas probante…

    Ceux qui ont la phobie des pesticides ont et auront bon les incriminés,la disparition des abeilles continura de plus belle tant que les rûchers ne seront pas indemnes de parasites,tant que les abeilles n’auront pas suffisament de miel et pollen pour passer l’hiver,et surtout tant que les apiculteurs n’auront pas compris que pour récolter du miel et du pollen il faut beaucoup de fleurs et ceci tout au long de l’année,les abeilles sont peut être de bonnes ouvrières mais pas des esclaves…

  20. « les abeilles sont peut être de bonnes ouvrières mais pas des esclaves… »

    Ou mieux encore : « Quand il n’y a plus de charbon au fond de la mine, le mineur ne peut plus en extraire ! »

  21. CNRS/INRA l’imidaclopride est neurotoxique pour l’abeille à la dose létale de 2 nanogrammes ,pour l’AFSSA c’est 5 nanogrammes .Cet organisme comme l’AFSSAPS (medator)dépend à 83% de l’industrie des laboratoires .Le directeur de l’ INSERM/C. Jouanno ,nous devons écouter les lanceurs d’alerte aujourd’hui .X. Bertrand Il y a un dysfonctionnement ,nous devons prendre en compte et alerter des « signaux faibles »et des cas isolés . Je n’hésiterais pas une seconde à faire changer les choses ,meme si cela doit faire BOUGER les habitudes et les traditions sur les questions de pharmaco/phyto-vigilence ……l’AFSSA et ROSELINE voulaient attendre une génération avant d’interdire le bisphénol A ,le Pr Sultan (REACH) et l’union Européenne l’interdiront en juin 2011.Le plan chlordécone 2 aux Antilles va couter très cher (le Pr Belpomme avait raison – INRA juillet 2010)

  22. @Imbert

    C’est bien beau ce que vous dites,encore en faudrait il les preuves!!!et donc les sources de vos affirmations.

    Dans mon département, la Marne,lorsque le Gaucho et Régent étaient homologués et utilisés sur Tournesol,Maïs et Luzerne,on a jamais entendu les apiculteurs se plaindrent de pertes de colonies d’abeilles anormales,pourtant si on compte également les Céréales et Betteraves Sucrières traitées Gaucho(encore aujourd’hui),c’est plus de la moitié des cultures du département qui en étaient traités( uniquement sur les semences bien sûr).

    Dans tous les cas je ne vois pas ce que viens faire le chlordécone dans tous cela,ni le bisphènol.

    Si l’imidaclopride est vraiment neurotoxique sur l’abeille à la dose létale( là entre parenthèse,neurotoxique et létale ne sont pas la même chose mais soit!)à 2 nanogrammes,les pyréthres naturelles,la roténone,le spinosad,et l’azadirachtine le sont à combien?

    Ce qui est tout de même troublant,c’est que le déclin des abeilles correspond à peut près au moment ou de nombreux apiculteurs se sont mis à importer des reines « exotiques » mais pleines de parasites,beaucoup plus productives,mais réclamant de ce fait beaucoup plus de fleurs et pollens alors que les agriculteurs dont je fais parti réduisaient dèjà à cette époque le nombre de cultures et diminaient sensiblement les légumineuses.

    Entre nous,ce ne sont pas les gens de l’Inra(surtout ceux d’aujourd’hui)qui nous donnent le cap à suivre mais ce sont plutôt eux qui sont à la traine derrière les agriculteurs.
    L’Inra c’est une thèse pour y rentrer et la planque le restant de sa carrière!!!c’est tout simplement la mode.

  23. « ….lorsque le Gaucho et Régent étaient homologués et utilisés sur Tournesol,Maïs et Luzerne,on a jamais entendu les apiculteurs se plaindrent de pertes de colonies d’abeilles anormales,pourtant si on compte également les Céréales et Betteraves Sucrières traitées Gaucho(encore aujourd’hui),c’est plus de la moitié des cultures du département qui en étaient traités( uniquement sur les semences bien sûr). »

    Rappelez-vous le bon temps des organophosphorés…. Large spectre, non spécifiques, traitements « intensifs »…… Pas de mortalité d’abeilles, pas de vociférations d’apiculteurs. Etonnant, non?

  24. @ Imbert:

    « ……l’AFSSA et ROSELINE voulaient attendre une génération avant d’interdire le bisphénol A  »
    une génération, rien que ça!!!
    Vous êtes vraiment au courant.
    Le BPA est utilisé depuis les années 40 dans l’industrie des plastiques ce qui fait 3 générations!!!

    je suis vraiment surpris qu’un grand expert comme vous est raté un si « petit » détail!!!!

    D’ailleurs les études sur le BPA dans les années 30 comme médicament œstrogénique ont été vite arrêtée car il avait une action 1000 fois plus faible que l’hormone naturelle (l’œstradiol). Ce qui veut dire que son action sur l’organisme humain aux doses auxquels on le rencontre dans notre vie de tout les jours est nulle!!!!

    Un peu comme vous!!!

    « Cet organisme comme l’AFSSAPS (medator)dépend à 83% de l’industrie des laboratoires . »
    L’affsaps dépent de l’état et non des industries, encore une idée reçue des écolo qui est fausse, mais souvent répétée!!
    Dans l’affaire du Médiator, le risque encouru est très faible
    – en fait 4 pour 10 000 selon les derniers chiffres de 2000 morts pour plus de 5 millions de personne traités, si ces chiffres sont exacts!!!
    – en comparaison le risque de mortalité pour une appendicectomie est triple 13/10000…
    Il faut interdire les opérations de l’appendicite!!!

    La réalité, c’est que les médecins généralistes se sont mis à délivrer un médicament prévu pour les diabétiques à des non diabétiques et l’état (pas l’AFSSAPS) à laisser faire. Cependant le conseil de l’ordre à radier des médecins et pris des sanctions pur ces pratiques. La CNAM avait même autorisé ce médicament en vente libre. Contre l’avis du fabriquant et de l’ordre des médecins!!!
    Encore une histoire de gros sous, mais pas celle que vous croyez!!!
    L’état en france fixe le prix des médicaments (et non les industriels) et prend sa part (environ 8 à 6 %) qui va droit dans les caisses de la CNAM!!!

    « CNRS/INRA l’imidaclopride est neurotoxique pour l’abeille à la dose létale de 2 nanogrammes ,pour l’AFSSA c’est 5 nanogrammes »
    L’étude à laquelle vous faite référence (INRA d’Avignon) a été faite par un chercheur militant de l’UNAF… Les autres études montre des DL 20 DL 50 comprise entre 17 et 35 ng / abeilles. L’affssa a donc trancé à 5 ng/abeille…

  25. @Laurent Berthod
    «Ce n’est pas un rapport de l’Efsa, c’est un rapport qui lui est soumis.»

    Dans mon commentaire 64 je ne parle pas de rapport de l’EFSA.
    Apprenez à lire correctement.
    L’interet de ce document c’est qu’il confirme que les abeilles sont sensibles aux pesticides et insecticides.

    @wackes seppi
    «Bizarre… ils n’évoquent pas les insecticides !»

    C’est normal la référence que je cite sert à contredire l’argument cité par dany :« …De mon côté au Canada, les problèmes de dépeuplement que vous avez sont inexistants…»
    Les problèmes de dépeuplement existent au Canada, insecticides ou pas.
    Apprenez à lire correctement vous aussi!!!

    @zygomar
    « Rappelez-vous le bon temps des organophosphorés…. Large spectre, non spécifiques, traitements « intensifs »…… Pas de mortalité d’abeilles, pas de vociférations d’apiculteurs. Etonnant, non?»

    Affirmation gratuite, sur quels rapport vous appuyer-vous pour dire cela?
    Et puis c’est en contradiction avec ce que vous dites post 67:
    «Qui a nié l’influence des pesticides dans le problème des abeilles? Nous sommes plusieurs ici qui ne font que dire et répéter que la mortalité des abeilles est un phénomène plurifactoriel et que les pesticides en font partie»

    @ME51
    «…le déclin des abeilles correspond à peut près au moment ou de nombreux apiculteurs se sont mis à importer des reines « exotiques »

    Il faut préciser à quel moment sinon votre argument ne vaut rien!!!

  26. @ imbert

    « l’imidaclopride est neurotoxique pour l’abeille à la dose létale de 2 nanogrammes ,pour l’AFSSA c’est 5 nanogrammes »

    == Sur le plan toxicologique (et surtout concernant la toxicité aigüe), il n’y a pas de différence significative entre ces deux valeurs. Si vous répétez 20 fois le test de détermination de la dose létale 50 (DL50, c’est à dire la dose unique qui tue 50% d’un groupe) vous obtiendrez 20 valeurs différentes. Ce qui compte c’est la « dispersion » de ces valeurs. C’est pourquoi, il faut toujours donner le résultat accompagné de l’écart-type. Dans le cas présent, on devrait donner le résultats sous la forme: DL50 = 5µg ± 2ng ou 5 ng ± 0,5 ng. C’est à dire que la dose létale se trouve dans l’intervalle 3 – 7 ng dans le premier cas ou 4,5 – 5,5 ng dans le second cas. Ensuite, il faut préciser l’unité soit l’individu (ce qui doit être le cas ici : 5ng/abeille) soit par kilogramme de poids corporel – p.c. (ce qui est le cas pour les animaux de laboratoires habituels : rats, souris par exemple) : 5 mg/kg de p.c.

    Le problème aujourd’hui est que n’importe qui s’improvise toxicologue sans avoir la moindre notion de la question.

  27. @ José.B # 76

    @Laurent Berthod
    «Ce n’est pas un rapport de l’Efsa, c’est un rapport qui lui est soumis.»

    Dans mon commentaire 64 je ne parle pas de rapport de l’EFSA.
    Apprenez à lire correctement.

    ==> Et vous apprenez (si toutefois c’est possible) à être honnête.
    Vous ne parlez pas de rapport de l’EFSA? Alors pourquoi donc en donnez-vous l’adresse du site:

    José.B 64 Pour ceux qui pensent vraiment que les pesticides agricoles ne sont pour rien dans les mortalités d’abeilles,voici une confirmation du contraire par l’EFSA (l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments)

    http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/doc/71e.pdf

    ==> Vous en avez même copîé/collé des paragrapnes entiers.

    Par contre, vous avez omis de lire le titre du dit rapport:

    Defining Environmental Risk Assessment Criteria for Genetically Modified
    Insects to be placed on the EU Market1

    One goal of genetically modifying Apis mellifera is to create an insecticide-resistant strain(see table 4),.

    Ce rapport remis à L’EFSA et non rapport établi par elle discute des possibilités de produire et de mettre sur le marché des insectes génétiquement modifiés (OGM): » The aim of this
    report is to provide a scientific basis for the RA of GM-arthropods which may be placed on the market in the EU within the next decade. »

    @zygomar
    « Rappelez-vous le bon temps des organophosphorés…. Large spectre, non spécifiques, traitements « intensifs »…… Pas de mortalité d’abeilles, pas de vociférations d’apiculteurs. Etonnant, non?»

    Affirmation gratuite, sur quels rapport vous appuyer-vous pour dire cela?

    ==> Je m’appuie sur 50 années d’expérience de terrain d’utilisation des insecticides organophosphorés dans le monde entier.

    Et puis c’est en contradiction avec ce que vous dites post 67:
    «Qui a nié l’influence des pesticides dans le problème des abeilles? Nous sommes plusieurs ici qui ne font que dire et répéter que la mortalité des abeilles est un phénomène plurifactoriel et que les pesticides en font partie»

    ==> Il n’y a aucune contradiction dans ce que j’ai dit (sauf pour un esprit tordu comme le vôtre qui s’ingénie à essayer de lire entre les lignes et à déformer les propos des autres pour tenter pitoyablement davoir le dernier mot).

    Pendant 50 années d’utilisation des OPs (on peu dailleurs y ajouter les pyréthrinoïdes!), on n’a pas assisté à des mortalités massives d’abeilles (sauf accidents dus à la négligence et et non respect des règles d’utilisations – Bonnes Pratiques Agricoles BPA). Dans les manifestations d’effondrement des colonies observées depuis une douzaine d’années, on vous l’a dit et répété entraient en jeu de multiples facteurs dont les pesticides. Donc il y a 30 ou 40 ans, on utilisait aussi des inscticides mais on n’avait pas de mortalité massive. Depuis une vingtaine d’années, on utiliose encore des insecticides et on voit des mortalités massives. Donc quelque chose a changé. Quoi? Des importations de reines exotiques, des hybridations pour obtenir des rendements toujours plus grands, des parasitoses diverses, des « managements » douteux des ruchers,l’utilisation clandestine de produits de désinfection non testés et homologués etc… Tout celà a été exposé dans d’autres messages.

    L’interet de ce document c’est qu’il confirme que les abeilles sont sensibles aux pesticides et insecticides.

    @wackes seppi
    «Bizarre… ils n’évoquent pas les insecticides !»

    C’est normal la référence que je cite sert à contredire l’argument cité par dany :« …De mon côté au Canada, les problèmes de dépeuplement que vous avez sont inexistants…»
    Les problèmes de dépeuplement existent au Canada, insecticides ou pas.
    Apprenez à lire correctement vous aussi!!!

    @zygomar
    « Rappelez-vous le bon temps des organophosphorés…. Large spectre, non spécifiques, traitements « intensifs »…… Pas de mortalité d’abeilles, pas de vociférations d’apiculteurs. Etonnant, non?»

    Affirmation gratuite, sur quels rapport vous appuyer-vous pour dire cela?
    Et puis c’est en contradiction avec ce que vous dites post 67:
    «Qui a nié l’influence des pesticides dans le problème des abeilles? Nous sommes plusieurs ici qui ne font que dire et répéter que la mortalité des abeilles est un phénomène plurifactoriel et que les pesticides en font partie»

    @ME51
    «…le déclin des abeilles correspond à peut près au moment ou de nombreux apiculteurs se sont mis à importer des reines « exotiques »

    Il faut préciser à quel moment sinon votre argument ne vaut rien!!!

    22 décembre 2010 à 11:22

    zygomar 77 @ imbert

    « l’imidaclopride est neurotoxique pour l’abeille à la dose létale de 2 nanogrammes ,pour l’AFSSA c’est 5 nanogrammes »

    == Sur le plan toxicologique (et surtout concernant la toxicité aigüe), il n’y a pas de différence significative entre ces deux valeurs. Si vous répétez 20 fois le test de détermination de la dose létale 50 (DL50, c’est à dire la dose unique qui tue 50% d’un groupe) vous obtiendrez 20 valeurs différentes. Ce qui compte c’est la « dispersion » de ces valeurs. C’est pourquoi, il faut toujours donner le résultat accompagné de l’écart-type. Dans le cas présent, on devrait donner le résultats sous la forme: DL50 = 5µg ± 2ng ou 5 ng ± 0,5 ng. C’est à dire que la dose létale se trouve dans l’intervalle 3 – 7 ng dans le premier cas ou 4,5 – 5,5 ng dans le second cas. Ensuite, il faut préciser l’unité soit l’individu (ce qui doit être le cas ici : 5ng/abeille) soit par kilogramme de poids corporel – p.c. (ce qui est le cas pour les animaux de laboratoires habituels : rats, souris par exemple) : 5 mg/kg de p.c.

    Le problème aujourd’hui est que n’importe qui s’improvise toxicologue sans avoir la moindre notion de la question.

    22 décembre 2010 à 11:27

    Entrez dans le débat !
    Nom (obligatoire)

    Adresse mail (ne sera pas publiée) (obligatoire)

    Votre site ou votre blog (facultatif)

    Notify me of followup comments via e-mail

    ← Bové va-t-il demander la tête de la dircab de NKM ? Eva sort ses griffes →

  28. @zygomar
    «Vous ne parlez pas de rapport de l’EFSA? Alors pourquoi donc en donnez-vous l’adresse du site»

    Parce que sur ce site il est écrit noir sur blanc que les abeilles sont sensibles aux pesticides et insecticides.

    «Par contre, vous avez omis de lire le titre du dit rapport:
    Defining Environmental Risk Assessment Criteria for Genetically Modified
    Insects to be placed on the EU Market1»

    Je l’ai lu et meme écrit post 64 en français:
    Définition de critères d’évaluation des risques environnementaux des insectes génétiquement modifiés qui seront commercialisés sur le marché de l’UE
    Vous avez du mal à suivre correctement la discussion zygomar!!!

    «Je m’appuie sur 50 années d’expérience de terrain d’utilisation des insecticides organophosphorés dans le monde entier.»

    Et bien sur pas de rapport sur ces expériences de terrain!!!
    Il n’existent pas donc vous ne pouvez pa

  29. @ imbert

    « Cet organisme comme l’AFSSAPS (medator)dépend à 83% de l’industrie des laboratoires »

    ==> Auriez-vous quelque chose de sérieux qui prouveait cette affirmation? Merci d’avance.

  30. @zygomar
    «Vous ne parlez pas de rapport de l’EFSA? Alors pourquoi donc en donnez-vous l’adresse du site»

    Parce que sur ce site il est écrit noir sur blanc que les abeilles sont sensibles aux pesticides et insecticides.

    ==> Il faut vous répéter combien de fois, dans quelles langues et sur quelle musique, que personne, rapport ou pas rapport, ne conteste que les pesticides sont l’un des facteurs pris en compte dans les causes de effets observés sur les abeilles depuis une douzaine d’années?
    Au passage, je vous signale que les insecticides font partie des pesticides…

    «Par contre, vous avez omis de lire le titre du dit rapport:
    Defining Environmental Risk Assessment Criteria for Genetically Modified
    Insects to be placed on the EU Market1»

    Je l’ai lu et meme écrit post 64 en français:
    Définition de critères d’évaluation des risques environnementaux des insectes génétiquement modifiés qui seront commercialisés sur le marché de l’UE
    Vous avez du mal à suivre correctement la discussion zygomar!!!

    ==> C’est exact mais on arrive à se perdre un peu dans la masse de des arguties contorsionnées que vous utilisez pour arriver à vous donner l’impression d’avoir toujours le dernier mot.

    «Je m’appuie sur 50 années d’expérience de terrain d’utilisation des insecticides organophosphorés dans le monde entier.»

    Et bien sur pas de rapport sur ces expériences de terrain!!!

    ==> 50 années d’experience sur le terrain dans le monde entier et pas un seul rapport dénonçant des mortalités massives et répétées d’abeilles, çà vaut tous les rapports du monde.

  31. M. JoséB.,

    Extraordinaire arrogance que de prétendre renvoyer vos contradicteurs à l’école enfantine. Nous savons tous lire, M. JoséB.

    Et extraordinaire mauvaise foi. Je n’ose pas écrire « malhonnêteté intellectuelle » parce que j’ai un doute sur « intellectuelle ». Vous écrivez (commentaire 76) : « Dans mon commentaire 64 je ne parle pas de rapport de l’EFSA. » Ah ? Voyons ! « Pour ceux qui pensent vraiment que les pesticides agricoles ne sont pour rien dans les mortalités d’abeilles » — ce que du reste personne sur ce blog ne pense — « voici une confirmation du contraire par l’EFSA (l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments). »

    Et extraordinaire bêtise. Vous osez répondre à Zygomar en lui demandant de citer les rapports sur lesquels il se fonde pour dire qu’il n’y avait pas de vociférations d’apiculteurs du temps où on utilisait des organophosphorés ? Vous est-il arrivé de comprendre qu’on ne fait pas de rapport quand il n’y a rien à signaler ?

    Et, comme les Dupond et Dupont, je dirais même plus. Extraordinaire bêtise et arrogance. L’argument de ME51 sur la contemporanéité – approximative – du déclin des abeilles et de l’importation d’abeilles ne vaut rien parce qu’il n’a pas précisé le moment ? Vous est-il arrivé de comprendre que votre logique est dénuée de logique, et exigence, extravagante ? La coïncidence a été invoquée comme un des facteurs du déclin (je ne vais pas chercher les « preuves », M. JoséB., je ne suis pas le prisonnier et vous…). Mais vous allez nier, puisque vous êtes monomaniaque.

    Mais passons à des choses plus sérieuses. Le rapport prétendument de l’EFSA renvoie à :

    http://www.pewtrusts.org/uploadedFiles/wwwpewtrustsorg/Reports/Food_and_Biotechnology/pifb_bugs_012204.pdf

    Voici ce qu’ils disent sur les abeilles :

    « Unfortunately, honeybees suffer from several debilitating diseases and parasites that have devastated their populations in the U.S. during the past decade. For this reason, scientists have been working to genetically engineer honeybees (Robinson et al. 2000), to make them resistant to diseases and parasites. Scientists also aim to make them resistant to certain insecticides. Because honeybees forage for food among agricultural crops, they are sometimes exposed to insecticides used by farmers to protect crops against pest insects. Researchers may also focus on characteristics, such as cold tolerance and pollination abilities, because bees are susceptible to the cold and will freeze to death if their colonies are not protected and in good health. »

    Cela me laisse vraiment sur ma faim.

  32. @zygomar
    «…personne, rapport ou pas rapport, ne conteste que les pesticides sont l’un des facteurs pris en compte dans les causes de effets observés sur les abeilles…»

    Dans le rapport remis à l’EFSA il n’est pas question de  » l’un des facteurs pris en compte » mais bien de «…susceptibility to pesticides and insecticides…»
    Il existe une grande différence entre facteur pris en compte et sensibilité reconnue dans ce rapport!!!
    Cette sensibilité vous la contestez en disant:
    «Donc il y a 30 ou 40 ans, on utilisait aussi des inscticides mais on n’avait pas de mortalité massive. Depuis une vingtaine d’années, on utiliose encore des insecticides et on voit des mortalités massives.» 78

    «Au passage, je vous signale que les insecticides font partie des pesticides…»

    Je n’ai fait que reprendre ce qui est écrit dans le rapport remis à l’EFSA:
    «…susceptibility to pesticides and insecticides…»
    Adressez-vous aux auteurs du rapport!!!

  33. @ José B.

    Vous êtes d’une insondable connerie mon vieux! L’archétype même du con borné et prétentieux!

    Je n’y suis pour rien si vous avez une compréhension du français plus que limitée. Et si en plus vous y ajoutez la plus évidente mauvaise foi,on ne peut pas grand chose pour vous.

  34. @ José B.

    Puisque vous avez l’air de vous accrocher à ce rapport dont le sujet principal, je vous le rappelle, n’est pas la disparition des abeilles, dans le bref paragraphe où il est question de çà, on lit:

    « Honeybees are currently undergoing a worldwide decline due to infestations of parasitic mites (e.g. Acarapis woodi, Varroa destructor), ravages of various viruses and susceptibility to pesticides and insecticides. »

    Comme vous pouvez le constater vous- même, du moins j’ose l’espérer, les auteurs font référence aux divers facteurs en cause dans ce tableau d’effondrement des colonies, y compris aux pesticides/insecticides ».
    C’est ce que plusieurs d’entre nous ici se tuent à essayer de vous faire comprendre. Multifactoriel, vous savez ce que celà signifie?

    Quant au fait que les auteurs utilisent les termes de « pesticides and insecticides », je pense que c’est un abus de langage de leur part mais çà n’est pas l’essentiel.

    « Il existe une grande différence entre facteur pris en compte et sensibilité reconnue dans ce rapport!!! »

    Vous jouez sur les mots encore une fois. Il est bien évident que si le « facteur insecticide » est « pris en compte » dans l’évaluation des causes de la disparition des abeille, c’est que ces produits ont un effet sur les abeilles…Utiliser les terme de « pris en compte », signifie que l’on y porte un intérêt.

    Savez vous pourquoi les abeilles sont « susceptibles » aux insecticides?

    Eh! Bien parce que les abeilles sont des insectes et que les insecticides sont faits pour entraîner des effets toxiques chez les insectes…. Etonnant, non?
    Et comme je l’ai rappelé plus haut, pendant 50 ans on a largement utilisé des insecticides non spécifiques (organo-phosphorés et pyréthroïdes) et pendant cette période personne n’a constaté de mortalité massive d’abeilles. Et tout soudain, au milieu des années 1990, les abilles se sont mises à disparaître en grand nombre…. C’est également vers ces années là ou un peu avant que les rendements des ruchers ont explosé. Et que l’on a commencé à détecter des parasites qui n’existaient pas chez nous avant. Etonnant, non?

    De la même manière, les végétaux sont « sensibles » ou présentent une « susceptibilité » aux herbicides parce que ces derniers sont étudiés pour détruire certains végétaux….

    ====> Ah! dernière chose bonne à savoir. Le genome de l’abeille est déficient dans le domaine des défenses naturelles:

    « Comme l’explique à A&E le Dr Jean-Louis Thillier, spécialiste en immunologie, « le génome de l’abeille – qui contient moins de gènes codant les protéines que celui d’autres insectes – est particulièrement déficient en matière de production des enzymes de détoxification des xénobiotiques (antibiotiques ou pesticides de type Coumaphos) ». Cette carence contribue à la vulnérabilité des abeilles face aux insecticides. Mais surtout, le génome de l’abeille présente des déficiences dans le niveau des défensines, une famille de peptides antimicrobiens naturels largement impliqués dans la défense non spécifique, et dont le large spectre d’activité permet à l’organisme de lutter contre divers champignons et bactéries. « Le système de défense spontané, inné, de l’abeille, est nettement moins performant que celui de la mouche ou du moustique, car l’abeille a hypertrophié les gènes associés à son mode d’organisation. Les tâches dévolues à chaque agent sont simples : ramasser un oeuf et l’amener vers un endroit sûr, prendre de la nourriture acheminée par un autre individu et la déposer en un lieu donné, etc. Ce comportement est certes primitif, mais le résultat d’ensemble est cohérent. Cependant, pendant son évolution, l’abeille a « négligé », par rapport à la mouche et au moustique, de développer ses capacités de défense et de détoxification », explique le spécialiste, qui estime que « les échanges internationaux d’essaims sans contrôle des micro-organismes, bien plus que les pesticides, mettent actuellement en péril les abeilles ».

  35. José B., en 76, s’adressant à moi, écrit :

    « Dans mon commentaire 64 je ne parle pas de rapport de l’EFSA.
    Apprenez à lire correctement »

    Dans son commentaire 64 José B. a écrit en toute lettre :

    « Pour ceux qui pensent vraiment que les pesticides agricoles ne sont pour rien dans les mortalités d’abeilles,voici une confirmation du contraire par l’EFSA (l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments)

    http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/doc/71e.pdf »

    José B. impute donc « la confirmation du contraire » à l’Efsa, puis il donne l’adresse Internet d’un rapport qui n’est pas de l’Efsa, mais qui lui est soumis.

    Conclusions :

    1° José B. est malhonnête.

    2° José B. prend ses lecteurs pour des demeurés, croyant qu’entre le post 64 et le post 76 ils auront oublié ce qu’ils ont lu dans le premier des deux.

    3° José B. est donc un troll qui, en tant que tel, n’intervient que pour faire diversion, éloigner du sujet, tromper, se répéter, puis se contredire, en un mot pour faire tourner le fil de la discussion en rond, pas dans une jolie ronde enfantine innocente, mais dans un cercle vicieux de vieux vicelard « intellectuel » qu’il est.

  36. @wackes seppi
    «Nous savons tous lire, M. JoséB.»

    Ben non vous ne savez pas lire Mr wackes seppi.
    L’EFSA a reçu un rapport qu’elle a validé suite à un appel d’offres visible sur son site.
    Par conséquent je confirme ce que j’ai dit:« Dans mon commentaire 64 je ne parle pas de rapport de l’EFSA. »
    Dans ce rapport il est écrit noir sur blanc à propos des abeilles:
    «…susceptibility to pesticides and insecticides…»
    L’EFSA admet et valide donc le fait que les abeilles sont sensibles aux pesticides et insecticides.
    Par conséquent c’est aussi en toute logique que j’ai écrit:« voici une confirmation du contraire par l’EFSA (l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments). »
    Il n’est pas question de rapport de l’EFSA dans cette phrase!!!
    Votre imagination vous dépasse!!!

    «L’argument de ME51 sur la contemporanéité – approximative – du déclin des abeilles et de l’importation d’abeilles ne vaut rien parce qu’il n’a pas précisé le moment ? Vous est-il arrivé de comprendre que votre logique est dénuée de logique, et exigence, extravagante?»

    Si ME51 peut dire que «le déclin des abeilles correspond à peut près au moment ou de nombreux apiculteurs se sont mis à importer des reines « exotiques », c’est qu’en toute logique il connait la période meme imprécise du début des importations de reines exotiques!!!
    Sinon c’est comme pour vous il est dépassé par son imagination!!!

  37. @José.B, pour info:

    La roténone est un insecticide végétal toléré par les cahiers de charge d’agriculture biologique pour la protection des productions végétales. Son utilisation contre le varroa a été développée en France par des apiculteurs biologiques mais n’est pas autorisée pour le moment au Canada (1994).

    Pour être efficace, la roténone doit être appliquée pendant un cycle de vie complet du varroa, soit 30 jours. «  » »Il faut l’utiliser avec grande prudence car elle peut tuer les reines » » ». En France, une formulation liquide de roténone à 6,6% est utilisée en apiculture. Péguin (1990) recommande la méthode suivante: on prépare deux lanières de jute de 4 par 20 cm que l’on trempe dans une solution de roténone (6.6%) pendant une journée. Les lanières sont égouttées quelques heures avant d’être placées dans la ruche entre les 3e et 4e et les 7e et 8e cadres. Il est important de ne pas mettre la roténone sur le plancher car la roténone perd de son efficacité au contact de la lumière. Les traitements sont faits au printemps, quand la température minimum est supérieure à 5C et à l’automne (Courbon, 1991). On recommence le traitement à intervalle de quelques jours jusqu’à ce que le nombre de varroas morts soit moins de 20 à la base de la ruche. Il vaut mieux ne pas traiter à la roténone les ruches qui ont peu ou pas de couvain car les abeilles s’enfuiraient à cause de l’odeur.

  38. @José.B, pour info suite(datant de Février 1995,
    soit au même moment que l’arrivée du Gaucho dans les traitements de semences).

    Le varroa (Varroa jacobsini) est un ectoparasite de l’abeille qui menace aujourd’hui l’industrie apicole québécoise et, par le fait même, toutes les exploitations qui font usage des qualités pollinisatrices des abeilles. À l’origine, le varroa était un parasite de l’abeille asiatique (Apis cerena) seulement. Cette espèce d’abeille, qui est exposée au varroa depuis des milliers d’années, a adapté son comportement en fonction du parasite et a développé un équilibre avec le parasite. Elle peut donc aujourd’hui nettoyer sa ruche elle-même, réduisant l’impact du varroa à un niveau acceptable.

    L’infestation dont sont victimes nos ruches maintenant résulte de l’importation en Indonésie d’abeilles italiennes (A. mellifera mellifera) plus productives, mais aussi plus susceptibles à V. jacobsini que l’abeille asiatique. Contrairement à l’acarien de l’abeille (Acarapis woodi) qui se propage peu, le varroa est facilement transporté par les abeilles d’une colonie à l’autre. Le parasite a donc progressé de l’Asie vers l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du sud et on le retrouve maintenant en Amérique du nord aussi. Ce n’est qu’une question de temps avant que sa présence soit généralisée au Québec. Pour l’instant, il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire qui relève d’Agriculture et Agro-alimentaire Canada et de ses inspecteurs.

    Les produits chimiques de synthèse recommandés contre le varroa posent certains problèmes. Ils ont tendance à s’accumuler dans les cires des ruches et se trouve concentrés après le recyclage de la cire. Ainsi, en France, on retrouve maintenant jusqu’à 2,5 mg/kg de Fluvalinate dans les cires commerciales recyclées (Péguin, 1991). Outre la contamination du miel que ces résidus peuvent entraîner, l’acarien se trouve ainsi exposé à de petites doses d’acaricides, ce qui favorisent le développement d’une résistance à ces produits. De tels problèmes de résistance sont d’ailleurs apparus en France.

  39. @ME51

    En Alsace plusieurs génération d’apiculteurs ont enfumés leurs ruches en utilisant comme combustible du tabac de mauvaise qualité contenant de la nicotine un puissant neurotoxique a raison d’un enfumage tous les dix jours en saison
    La plupart des ruchers en Alsace sont implantées dans des ruchers couverts ( des baraques )
    La seule chose remarquée était que l’usage du tabac sur les abeilles débarrassaient les poux qui parasitaient les reines
    La nicotine était donc réputée bénéfique pour les colonies…
    Combien de ppb injectés a chaque ouverture de ruche ?
    Aucune idée

    Pour apistan a base de fluvanimate il est recommendé de ne plus utiliser ce produit plus de deux années a cause des résistances
    Les taux élevés de fluvanimate dans les cires proviennent probablement de l’utilisation hors AMM de Klartan ( contenant du fluvanimate )en aspersion ou inserts bricolés surdosés par les apiculteurs pendant une bonne décennie

  40. @José.B,info suite et fin,
    tellement sûr d’eux les anti pesticides n’ont fait que retarder les études sur d’autres possibilités de déclin des abeilles dont Nosema Cerenae…

    Les abeilles subissent de redoutables propagations de champignons. Récent en Europe, le champignon Nosema cerenae, retrouvé à fortes doses dans le corps d’abeilles mortes, est très virulent. Ce champignon présent depuis plus de 10 ans aux Etats-Unis a été découvert en France vers 2005. La « nosémose », nom de la maladie parasitaire provoquée par le champignon, est de plus en plus suspectée d’être une cause majeure du syndrome d’effondrement.
    Le champignon attaque l’intestin des abeilles : victimes de diarrhées, les abeilles libèrent des microspores et contaminent d’autres abeilles. En 2008, une étude espagnole a pour la première fois prouvé la responsabilité de ce champignon dans l’effondrement de colonies. Selon cette étude, une longue période d’incubation asymptomatique peut expliquer l’absence de signes avant-coureurs de l’effondrement. Le recours à un très puissant antibiotique (fumagiline) s’est révélé un remède efficace, mais à court terme seulement (6 mois à 1 an).

    Lorsque que le Gaucho a été accusé du déclin des abeilles,j’ai à l’époque pensé que c’était le coupable,hors depuis son interdiction sur les plantes dites méllifères,le déclin n’a pas vraiment cessé et il a fallu trouver d’autres coupables,les pesticides en général,ceux là même qui sont utilisés depuis une trentaine d’année(pour ceux encore en vente) et qui peuvent pas être plus toxique que naguère.
    Mais aujourd’hui,par chance,les anti pesticides ont retrouvé un coupable idéal,le « Cruiser »,de la même famille que le Gaucho,quelle aubaine!!!

    Les écolos de votre espèce(que j’espère voir bientôt au Muséum d’Histoire Naturelle) pour garder leur clientèle de benni oui oui,ne diront et n’avouront jamais que le déclin des abeilles à pour origine première un problème parasitaire d’ampleur planètaire,sachant aussi que les monocultures agricoles en augmentation un peu partout sur la planète défavorises la diversité de nourriture des abeilles et surtout appauvri la variété de pollen garant d’une meilleure résistance face aux parasites.

    Pour (ou essayer de ) clore le débat, je dirais également que plus la variété de pollen est important plus les abeilles résistent aux éventuelles intoxications de pesticides de synthèses et ou naturelles.

  41. @ME51

    Il n’existe aucune formulation a base de roténone sous AMM abeilles
    La recette « développée en France par des apiculteurs biologiques  » est un pur bricolage dangereux pour les abeilles
    Il y a quelques années un certains nombre d’apiculteurs Vosgiens ont perdu la quasi totalité de leurs ruches suite a plusieurs applications artisanale de roténone sur des colonies d’abeilles affaiblies après une bonne miellée de sapin

  42. Dans le post 87, José B. affirme : « L’EFSA a reçu un rapport qu’elle a validé suite à un appel d’offres visible sur son site ».

    Dans la note figurant en bas de chaque page du rapport* signalé par José B. il est écrit :

    « Le présent document est publié par respect du principe de transparence auquel est soumise l’Autorité européenne de sécurité. Il ne peut être considéré comme une position adoptée par l’EFSA. L’EFSA réserve ses droits, son point de vue et sa position en ce qui concerne les questions examinées et les conclusions exposées dans le présent document, sans préjudice des droits des auteurs ».

    Cette note, répétée à chaque page du document, est donc contradictoire avec ce qu’affirme José B. Où José B. a-t-il trouvé que ce rapport a été validé par l’Efsa ? Peut-être dans ses rèves. Sinon il faut qu’il donne la référence précise et consultable.

    * http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/doc/71e.pdf

  43. Salut à tous,

    Je crois que nous sommes en train d’essayer de convaincre un croyant que dieu n’existe pas. Autant pisser dans un violon (au moins ça soulage la vessie).
    Jose B est le représentant typique des croyants indécrottables qui ne bougeront jamais de leur position, même après la démonstration irréfutable de leur erreur (c’est d’ailleurs ce qui a été fait largement au cours de ce fil). Il faut comprendre que pour ce genre d’individu (très représenté chez les croyants en écologisme) accepter qu’ils puissent avoir tort est leur faire s’écrouler tout leur système de valeur. Il leur est inconcevable que les insecticides puissent ne pas être les abominations qu’ils croient être, et que l’écologisme n’est qu’une vague escroquerie.
    La seule chose à faire est d’essayer d’empêcher ces parasites glauques de nuire. Mais ils font déjà beaucoup de dégâts !!!

    René

  44. Cher René,

    Nous ne convaincrons jamais le fidèle de se convertir ! Mais en attendant, il nous fait échanger des informations fort intéressantes, ce qui est quand même bien mieux que pisser dans un violon 😉

    Bien à vous.

  45. PS

    « …et que l’écologisme n’est qu’une vague escroquerie. »

    Vous avez certainement voulu écrire « une vaste escroquerie », mais vos doigts on dû fourcher sur le clavier !

  46. ME51
    C’est dommage qu’il y’ait eu qq déconvenues sur les aides PAC prévues sur la luzerne: « les nouvelles surfaces en luzerne n’ont « que » 13,5 €/ha. »!
    Quand les engagements prévoyaient 10x+!
    C’est aussi un fourrage admirable, sa récolte est délicate et son utilisation doit être mesurée, mais au final pour ses propriétés c’est le top en période d’agnelage et surtout en lactation.

  47. Bonjour,

    Je suis tout à fait en phase avec les interventions de René, ME51 et Dany.

    Je voudrais rajouter que l’abeille domestique(Apis mellifera) est un animal d’élevage qui a été introduit par l’homme sur tous les continents alors qu’écologiquement elle n’avait rien à y faire. Apis mellifera n’était présente avant sa domestication qu’en Europe jusqu’au Moyen-Orient et en Afrique. Les 8 autres espèces du genre Apis sont réparties dans le sud-est asiatique. Pas d’Apis en Amérique ni en Australie et pourtant les plantes y étaient pollinisées notamment par d’autres espèces d’abeilles sociales(les bourdons) et solitaires(Andrènes, Halictes, Mégachiles, Osmies, Anthophores, Mélipones etc…). Dire que Apis mellifera est une sentinelle de l’environnement est une contre-vérité.

    L’abeille domestique se trouve en nombre là où les apiculteurs mettent leurs ruches un point c’est tout. Ce qui n’est pas le cas de toutes les espèces d’abeilles solitaires(plus de 900 espèces en France) qui elles n’ont pas la chance de pouvoir être domestiquées à part les bourdons. Chance ou malchance pour l’abeille domestique car l’homme en l’ayant introduite là où d’autres espèces d’Apis sont présentes lui a ramené un parasite, le varroa et tout un tas de maladies qui aujourd’hui posent des problèmes aux apiculteurs. Il faut quand même savoir qu’aujourd’hui une ruche qui n’est pas traitée contre le varroa ne produira pas de miel et dépérira. Je ne parle même pas des maladies virales.

    Alors oui, il est facile d’accuser les agriculteurs et les pesticides. Pourtant les molécules les plus dangereuses ont été retirées du marché. Dans les années 70 et 80 des poisons violents étaient pulvérisés(en plus avec du mauvais matériel) et les abeilles se portaient bien. Aujourd’hui, les pesticides trouvés dans le miel sont ceux utilisés par les apiculteurs.

    L’hypocrisie de l’UNAF et de beaucoup d’apiculteurs est à dénoncer. Ils payent les conséquences des actes de certains d’entre eux. Les reines sont sélectionnées par rapport à leur rendement en miel, à leur non agressivité et au fait qu’elles n’essaiment pas. Ces reines sont produites en Chine, au Canada, en Australie… Ces abeilles ont pris la place des différentes sous-espèces d’Apis mellifera qui ont mis des milliers d’années à s’adapter à une région, à un climat.

    La vraie biodiversité n’est pas représentée par l’abeille domestique. Elle peut même poser un problème de concurrence vis à vis d’espèces rares d’abeilles solitaires. Voici un lien intéressant sur les jachères fleuries:http://www.inra.fr/dpenv/pdf/GadoumC54.pdf.

    Pour favoriser cette diversité biologique, la seule solution est de semer des légumineuses, laisser quelques friches et replanter des haies. Et avoir une utilisation raisonnée du girobroyeur. Mais là, il faut des aides et des subventions et ça c’est un autre problème.

    Et bien sûr arrêter d’associer biodiversité et abeille domestique.

  48. @ Bombus

    Un très grand merci pour cette mise au point précise et érudite qui nous est donnée sur un ton calme et pondéré tout à fait rafraîchissant qui nous change un peu ici!! Continuer à intervenir et à nous apporter vos connaissances sur cette question fort intéressante.

Les commentaires sont fermés.