29 commentaires sur “Monsanto, bouc émissaire des ignorants

  1. hors sujet.
    le site était « suspendus » ??
    Inquiétant ? !
    Au plaisir de vous lire!

      1. Merci pour l’info. rassurante !
        La page qui s’ouvrait pouvait, de prime abord, être interprétée comme étant la conséquence de quelque chose de « très sérieux » à l’encontre du site.
        Bien à vous !

    1. Entièrement d’accord avec vous. Les problèmes de justice bien réels de la firme monsanto sont des preuves évidentes d’un manque d’éthique grave.

      1. @ fjw

        « ….Les problèmes de justice bien réels de la firme monsanto … »

        >>> Vos affirmations péremptoires mériteraient d’être étayées par des références sérieuses que vous dévez avoir puisque vous avez l’air si sûr de vous! Merci d’en apporter quelques unes ici pour notre éducation et notre instruction.

    2. « Le monde selon Monsanto  » est aux documentaires ce que le « Blairwitch project  » est au cinéma ………

  2. Si vous ne connaissez que l’émission « Le monde selon Monsanto » ainsi que des défenseurs du retour aux semences anciennes, vous avez un énorme problème de mise à jour de vos connaissances.

    Mais cela peut être rapide, pourvu que vous fassiez preuve d’un minimum d’ouverture d’esprit.

    Demandez-vous pourquoi Monsatan, à qui Mme Marie-Monique Robin a taillé un costard qui lui (à MMR, pas Mondiablo) rapporte de confortables droits d’auteurs et surtout une notoriété extraordinaire, existe encore.

    Voilà une entreprise, censée répandre toutes sortes de fléaux sur terre, qui continue à prospérer (certes un peu moins en 1915 que l’année précédente. Une entreprise qui a voulu avaler Syngenta et qui est maintenant courtisée par Bayer… Une entreprise qui vend des produits aux agriculteurs – mais pas que – et qui, pour survivre et prospérer, doit offrir des produits que ses clients ont envie de racheter.

    Demandez-vous pourquoi les « défenseurs du retour aux semences anciennes » sont si peu nombreux. Pourquoi les agriculteurs – qui ne sont pas tous idiots, loin de là – utilisent des semences modernes et, souvent, en achètent tous les ans.

    1. Oups ! Mes doigts sont allés plus vite que ma pensée.

      Je vous suggère de suivre ce site (et le mien… publicité) pour découvrir ce qui semble être pour vous de nouveaux horizons : ceux de la réalité de l’agriculture… celle qui nous nourrit, pas celle qui nourrit la bobosphère.

  3. Bonsoir cher Seppi, cher Loup-Garou,
    tout d’abord merci d’avoir pris le temps de me répondre (ça m’amuse que tu parles de « propagande » alors que je m’intéresse à la question avec l’ouverture d’esprit de quelqu’un qui ne connait du sujet que ce qu’on veut bien lui en expliquer poliment).
    1. L’article de « pseudo-science » est complet et confirme mon impression que cette soupe télévisuelle manipule les faits et expériences pour confirmer son hypothèse de départ que Monsanto est LE grand méchant (je me méfie des points de vue manichéen trop tranchés)
    2. Après je reste sur ma réserve par rapport à l’argument « une entreprise est prospère = elle est bonne ». Ce n’est pas parce qu’un système marche d’un point de vue capitaliste (obtient des profits/du succès) qu’il fonctionne d’un point de vue éthique.
    Le retour aux semences anciennes prôné par certains paysans (comme Bernard Ronot : https://www.youtube.com/watch?v=-_zSkVrkuIM&index=11&list=WL#sthash.VJTEOFnu.dpuf) se justifie par le fait de pouvoir réutiliser des semences diversifiées (pas des clones), pouvoir les réutiliser d’une année sur l’autre sans les racheter à une entreprise, et pouvoir maintenir des sols vivants (avec une faune, et résistants davantage à l’érosion,etc). C’est pourquoi les fameux « ignorants » dont parlent (peut être) la caricature ont été révoltés que des normes européennes encouragent/obligent les agriculteurs à utiliser des graines de grands semenciers (https://www.youtube.com/watch?v=vGtGSFneI7o)
    Après je suis d’accord qu’actuellement il faut les semences et les produits-cides pour obtenir les rendements nécessaire à nourrir notre population gourmande en viande et voulant de grandes quantités aux meilleurs prix. Les semences anciennes exigeraient de modifier considérablement nos modes de consommation (avec un morceau de viande par semaine) et le Bio plus globalement exige un changement de mode de production (avec la permaculture et le local par exemple)

    1. Il y a de la matière !

      1. Je suis ravi de voir que l’article de Pseudo-sciences vous a été utile. Il souffre cependant d’une importante limitation : concision oblige, il est très loin de démonter toutes les – disons pour rester charitable – inexactitudes.

      Vous trouverez aussi un complément ici :

      http://seppi.over-blog.com/2016/06/bayer-monsanto-l-information-monstrueuse-sur-liberation.html

      2. L’argument n’est pas : « une entreprise est prospère = elle est bonne » mais plutôt : comment une entreprise censée répandre la misère dans le monde, en particulier parmi ses clients, arrive-t-elle à prospérer ? Réponse : elle vend – généralement, mais pas toujours – de bons produits.

      3. Vous soulevez la question délicate de l’éthique, qui implique nécessairement un jugement de valeur. Pour avoir baigné dans le milieu des variétés et des semences, je peux vous assurer que l’éthique de Monsanto n’est pas inférieure à celle des autres acteurs de la filière. Mais, que voulez-vous : elle est diabolisée par des gens qui y trouvent un énorme intérêt (y compris lucratif) et tout ce qu’il entreprend est immédiatement tordu dans un sens négatif. Exemple : Monsanto a fait une donation de semences à Haïti après le tremblement de terre… cela a immédiatement été interprété comme une tentative d’y introduire des OGM alors qu’il s’agissait de semences conventionnelles.

      4. Les semences anciennes ? Vous succombez aux caricatures et à la désinformation la plus éhontée. Il n’y a pas de « normes européennes [qui] encouragent/obligent les agriculteurs à utiliser des graines de grands semenciers. » Les normes européennes permettent aux agriculteurs de produire et d’utiliser leurs propres semences (moyennant paiement d’une modeste redevance à l’obtenteur si la variété est protégé par un certificat d’obtention végétale ou couverte par un brevet). Environ 40 % du blé français est produit à partir de semences de ferme.

      Pourquoi les agriculteurs achètent-ils majoritairement leurs semences quand ils peuvent les produire eux-mêmes ? C’est qu’ils y trouvent leur avantage.

      Pourquoi voit-on dans la vidéo que vous avez indiquée Mme Vandana Shiva raconter des sornettes ? C’est qu’elle y trouve un avantage personnel (son tarif pour ses conférences, c’est 35.000-40.000 dollars, plus frais de voyage, et pas en « éco »). Cette femme, que j’ai eu le déplaisir d’entendre, est une escroquerie ambulante. Ça commence par son mensonge sur son titre universitaire. » Le déplaisir, pour préciser, ne tient pas tant à son discours qu’à son ignorance abyssale et, surtout, son manque de scrupules.

      Pourquoi les agriculteurs, dans leur immense majorité, n’utilisent-ils pas de « semences diversifiées », alors qu’ils pourraient le faire ? Même réponse…

      Pensez-vous que des « semences diversifiées » sont aptes à lutter contre l’érosion ? La bonne variété moderne de blé produit plus de paille susceptible de retourner au sol que les variétés anciennes dont des gens déconnectés des réalités vantent des mérites illusoires.

      5. « …je suis d’accord qu’actuellement il faut les semences et les produits-cides pour obtenir les rendements nécessaire à nourrir notre population gourmande en viande et voulant de grandes quantités aux meilleurs prix. » Peut-être faut-il commencer par admettre qu’il faut nourrir plus de 7 milliards d’êtres humains aujourd’hui (9 à 10 milliards en 2050), que les animaux (sauf à peupler la terre par des chevaux de loisir partant à l’équarrissage) font partie de l’agriculture et en sont un élément essentiel, et que les gens au RSA ou au SMIC sont contents de trouver de la nourriture bon marché.

      6.  « Les semences anciennes exigeraient de modifier considérablement nos modes de consommation (avec un morceau de viande par semaine)… » Non, c’est pire : la disette sinon la famine.

      7. « …la permaculture… » Une vaste escroquerie. Une saine lecture (je n’ai fait que traduire :

      http://seppi.over-blog.com/2016/01/la-permaculture-notre-avenir-ecologique-ou-un-hobby-non-durable-pour-des-militants-de-l-agroecologiques-neoruraux.html

      Et aussi :

      https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/120714/contre-pierre-rabhi-et-qualthusser-repose-en-paix

      http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html#mor

  4. L’éthique c’est comme un trou du cul , tout le monde en a un !

  5. @ ADRIEN

    Déformation des propos de Mr Seppi :

    il n’a jamais dit qu’une entreprise prospère= entreprise bonne. ( mot qui ne veut rien dire d’ailleurs )
    il a dit simplement qu’il est étrange qu’une entreprise « qui vend de la merde et qui rend malade ses clients  » ….. a toujours plus de clients. !
    Je conclue donc
    1*Soit les clients sont suicidaires
    2*Soit les écolos comme vous sont idiots (idiot= Personne considérée comme étant sans idées, sans connaissances, sans intelligence.)
    Je penche pour la proposition N° 2

    Il n’y a un qu’un seul fournisseur qui tue ses clients :c’est le fabricant d’armes !

    Adrien si vous voulez faire du « biau » ou autre solutions miracles du passé personne ne vous empêche de le faire mais de grâce laissez nous tranquille , respectez la liberté de vos contemporains et n’imposez pas vos délires.

    1. Roger

      Adrien a le mérite de posé des questions ce qui prouve avec la désinformation permanente institutionnalisé par nos politique ou autre (cf la Royale et les glypho), qu’il fait preuve plutôt d’intelligence.
      C’est rare que des non initiés (agronomie) ne se fassent pas à 100% avoir par les discours bobo bio,.
      Il faut surtout et en premier lieu, les encourager dans cette voie de recherche d’information « non formaté ».(plutôt que de sous entendre que si ils ne comprennent pas ce sont des idiots).
      La pédagogie n’est pas un vilain mot.

      1. Le problème d’Adrien qui selon vous poserait de bonnes questions, est qu’il semble n’avoir qu’une seule référence , à savoir les brulots de Mme Marie-Monique Robin … C’est dire le niveau d’information et la profondeur de la réflexion dudit Adrien ……. Qui à mon avis après lecture de ses quelques remarques ici me semble plutôt jouer l’âne pour avoir du son! Autrement dit n’être qu’un troll.

        1. Zygomar, Roger
          Ce blog défend une approche rationnelle des problèmes et se doit donc de ne donner que des arguments de fond. Les arguments « ad hominem » ou les insultes ne font qu’affaiblir et banaliser son message. Laissons les à ceux qui n’ont rien d’autre à dire.

        2. Je ne vous permet pas. je ne suis pas plus « troll » que vous.
          Je n’ai pas pour seul référence le « brûlot de Mme Robin » mais les voix opposées à cette émission sont maigre sur internet… et je regrette que des blogues comme celui-ci soit juste pour prêcher des convertis.

          Ce qui doit vous faire penser que je suis « un troll » et que je ne vois pas l’intérêt de m’énerver dans un débat comme celui ci, cela reste pour moi uniquement théorique (je ne suis ni un écolo-extrémiste, ni un agriculteur donc le sujet m’intéresse comme citoyen qui essaie d’avoir une consommation responsable).

          1. >>> Faudrait savoir!

            1==> Adrien 3/06/2016 | 7:17
            « … Je n’ai pas pour seul référence le « brûlot de Mme Robin »  »

            2==>Adrien 31/05/2016 | 9:10
            « …. Je ne connais que l’émission « Le monde selon Monsanto » »

    2. Je n’impose rien, je dialogue et j’essaie de comprendre. Evitez d’agresser les gens qui sont ouvert à la discussion et intéressé un minimum par ce que vous pourriez leur apprendre si vous voulez les faire réfléchir (je ne comprend pas cette agressivité sortant de nul part, a priori le dialogue serein vous fait peur….)

  6. Mme Marie-Monique Robin ???

    Qui est-ce ? elle a disparu des médias il me semble, le souvenir que j’en ai reste une charge contre le glyphosate dans un champ de soja d’Argentine, une clope alternativement à la main et au bec.

    Au départ j’ai pensé en la voyant que c’était pour un terme de comparaison: le glyphosate est presque aussi dangereux que la clope, benzène, HAP etc…
    20 cancers différents dont la plupart certains y compris pour le voisin non fumeur.

    En l’écoutant, ben non, raté, elle était addict à la clope, comme à l’avion pour aller produire ses émissions .

    J’ai été très déçu par cette idole déchue. Surtout vu les ravages de l’excès de tabac sur son teint et sa peau, elle couve peut être une vilaine maladie qui n’a rien voir avec les pesticides mais bien son addiction.

    On lui souhaite, si c’est le cas, un prompt rétablissement, une opposante comme cela, c’est du « pain béni », on lui souhaite donc une très longue carrière d’opposante militante aux pesticides, la clope au bec et le verbe haut ( ou le verre haut, car elle n’a pas un teint à cracher non plus sur le rouge… ou sur le blanc, mais ce cancérigène là conserve, si l’on en abuse pas ).

    1. Elle fume peut être à cause de toutes les menaces qu’elle subie!
      A 56 ans cette fille d’agriculteurs n’est pas si mal que ça!
      Sur son blog il est noté qu’elle réalise un nouveau film: Sacré village.

      1. « Sur son blog il est noté qu’elle réalise un nouveau film: Sacré village »

        Financé par les ONG, elles mêmes financées par des fondations plus au moins opaques… américaines…as usual!

        Une idiote utile! mais bien rémunérée pour sont travail de sape, adepte de la clope en sus! dommage!

  7. @Seppi Merci d’avoir pris la peine de me répondre longuement, les articles que vous m’avez mis en lien sont très complet ! Je vous avoue que je ne savais pas pour Mme Vandana Shiva, et effectivement savoir ce qu’elle y gagne et disséquer le fond de son discours permet de prendre du recul.
    Pour la permaculture, les deux articles sont intéressants et assez honnête je trouverai encore mieux que l’auteur multiplie l’expérience de visiter des fermes perma et de donner un avis critique de connaisseur (à la ferme du Bec Helloin par exemple…) je trouve que l’article à charge contre Pierre Rabhi et très dur, autant je suis d’accord qu’il est certainement un gourou pour beaucoup de gens, (mais je pense que ça vient davantage des gens que de lui même, les français veulent un homme providentiel) Le fond du message est peut être utopique mais il a le mérite de prêcher une troisième voix entre marxisme (ce qui lui est reproché par Mediapart) et un capitalisme libérale effréné.
    Merci de votre réponse documenté !
    @Yann @Un Physicien : merci, c’est agréable de trouver des gens courtois 😉

  8. @Seppi Je viens de découvrir ce que je cherchais dans les commentaire de votre article sur « Soyons rationnel », l’analyse du Bec Hellouin (http://www.barricade.be/sites/default/files/publications/pdf/2015_-_permaculture_et_maraichage_biologique.pdf )
    En effet, ce n’est pas sans déception que je constate que la permaculture est viable qu’à travers l’agrotourisme, la vente de livre et de stage… les films sur la questions ne sont pas honnêtes…

    1. Bonjour,

      C’est une excellente analyse ! Je compte la compléter un chouïa un de ces jours.

      Il y a deux grandes escroqueries.

      La première consiste à faire croire qu’un mode de production est généralisable alors qu’il concerne la production de légumes, voire d’herbes aromatiques. Le modèle économique s’écroulerait aussi – si tant est qu’il est réellement viable – s’il devait se généraliser.

      La deuxième a trait à la surface. Quand des gens disent, par exemple, cultiver 1000 m2 et en vivre, mais se procurent du fumier du centre équestre voisin, qui lui-même nourrit ses chevaux avec des produits issus de fermes plus lointaines (y compris l’Amérique du Sud pour le soja), quelle est la surface réelle mise en œuvre ?

      L’analyse de Catherine Stevens a fait l’objet d’une réponse :

      http://www.barricade.be/sites/default/files/publications/pdf/reponse_de_francois_leger.pdf

      Il suffit de la lire pour se rendre compte que l’auteur est de parti pris. C’est le problème de très nombreuses publications sur l’alteragriculture sous toutes ses formes.

      « …ce n’est pas sans déception que je constate que la permaculture est viable qu’à travers l’agrotourisme, la vente de livre et de stage… les films sur la questions ne sont pas honnêtes… »

      Si ce n’était que les films… Il faut voir plus loin : il y a un courant d’opinion très influent qui empêche les pays en développement de développer leur agriculture sur la base des techniques qui ont permis à la nôtre d’être performante, et d’assurer leur sécurité alimentaire. C’est criminel.

      Tenez, une autre lecture :

      http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/fatigue-des-difficultes-de-son-activite-un-maraicher-vend-son-exploitation-778665.html

      1. Bonsoir,

        Très bon exemple.
        Je sors d’une réunion d’information sur la culture de menthe poivrée bio .
        Le coût du désherbage  » humain » bouffe la moitié du bénéfice et en plus il faut se lever tôt pour trouver de la main d’œuvre courageuse  » française  » !!!
        Contre toutes attentes ,le bio emploie plus de main d’œuvre mais surtout étrangère , es ce cela le modèle agricole de demain ?

  9. Bonsoir,
    Merci à Adrien pour avoir eu la curiosité et le courage de venir se renseigner sur ce blog qui n’est pas sa spécialité. Bravo à ses remarques pleines d’humilité et de bon sens.
    Merci à Seppi pour ses commentaires toujours parfaitement informés et renseignés.
    Si tous les fils de ce blog pouvaient être similaires ça serait vraiment positif.
    Quant à Roger et Zigomar, ils feraient bien de modérer leurs ardeurs. Leurs commentaires sont déplacés et décrédibilisent les véritables apports factuels des uns et des autres ainsi que le message général de ce site.
    http://www.interactif-agriculture.org/

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