Le soja altère le cycle de Madame et le sperme de Monsieur ! (entre autres)

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Voilà une info que ne vous donnera pas le nutri-score enviable du soja : les phyto-œstrogènes qu’il contient ont des propriétés œstrogéniques, elles agissent donc comme les hormones féminines.

Sachant que 67% des Français ont consommé des produits comprenant du soja en 2019 contre 41% en 2014 (source : baromètre Sojaxa), les conséquences ne sont probablement pas négligeables. Il faut savoir que les isoflavones contenues dans le soja se lient aux récepteurs qui accueillent normalement des œstrogènes. Une fausse information à laquelle va réagir le corps, comme si l’hormone était réellement présente…

Un perturbateur endocrinien

Résultats : le cycle menstruel de la femme est altéré, comme la qualité des spermatozoïdes de l’homme, donc sa fertilité. Les effets sont encore plus violents pour les enfants :  faire manger du soja aux petites filles favorise chez elles l’apparition de fibromes, perturbe leurs cycles quelques années plus tard, et favorise les pertes sanguines anarchiques à l’âge adulte…

Malheureusement, même la cuisson du soja ne suffit pas à détruire les phyto-œstrogènes. La seule solution : faire tremper les graines de soja dans l’eau, comme en Asie. Or en France, les protéines texturées de soja ne voient pas l’eau de tout leur processus de fabrication, explique Catherine Bennetau-Pelissero, professeur responsable du parcours plantes à valeur santé et biomolécules d’intérêt à l’Université de Bordeaux, dans Natura-Sciences. Regorgeant de phyto-œstrogènes, on retrouve ces protéines texturées dans les steaks, saucisses et autres nuggets de soja.

Pas plus d’un produit par jour

Or aujourd’hui le client connaît rarement la quantité de soja contenue dans ce qu’il consomme, encore moins la teneur en phyto-œstrogènes. Depuis 2005, Catherine Bennetau-Pelissero demande aux industriels plus de transparence, sans succès…

Si l’Anses recommande de ne pas dépasser 1 mg d’isoflavones par kilo et par jour, se basant sur des travaux sur les isoflavones qui datent de l’Étude de l’alimentation totale (EAT) infantile de 2016, cette limite « ne (semble) plus suffisamment protectrice » selon l’organisme lui-même…

En attendant l’existence d’une valeur toxicologique de référence, Catherine Bennetau-Pelissero conseille de se limiter à 0,33 mg par kilo et par jour”. L’UFC-Que Choisir recommande quant à elle de « ne pas dépasser un produit contenant du soja par jour ». À Alerte, nous ne saurions mieux vous conseiller de manger de la vraie viande, de qualité.

2 commentaires sur “Le soja altère le cycle de Madame et le sperme de Monsieur ! (entre autres)

  1. Bonjour,
    d’accord avec le fond de votre article, dangers du soja dont j’informe aussi les mangeurs que j’accompagne depuis 30 ans! Catherine Bennetau-Pelissero, avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger, est en effet une chercheuse reconnue et experte.
    J’ai été témoin un jour d’une « expérience in vivo » (pas très judicieuse pour la personne en question, je l’en aurais dissuadée si elle m’en avait parlé avant! Mais instructive)… : une journaliste m’avait interviewée sur le soja pour un article de nutrition, et avait eu l’idée de tester elle-même les effets en se mettant à consommer du tofou chaque jour. Résultat: perturbation importante des règles durant tout le temps du « test ».
    Néanmoins, concernant vos affirmations « pour les enfants : faire manger du soja aux petites filles favorise chez elles l’apparition de fibromes, perturbe leurs cycles quelques années plus tard, et favorise les pertes sanguines anarchiques à l’âge adulte… ». Est-ce une déduction présumée de résultats de laboratoire sur la souris, des observations réelles en médecine, ou bien un raisonnement logique à partir des propriétés des oestrogènes? Merci de nous donner vos références bibliographiques.

  2. Les avis sont contradictoires et on en revient toujours au même constat. Consommer le même aliment en excès devient nocif. Trop de poissons apportent des métaux lourds, trop de viandes rouges favorisent des cancers, trop de produits laitiers augmentent le cancer de la prostate et maladies cardiovasculaires, trop de sucres diabète et obésité…
    Un produit à base de soja par jour, c’est déjà pas mal.
    En attendant un soja sans phyto-oestrogène, il existe d’autres légumineuses à découvrir ou à redécouvrir.

    https://leculdepoule.co/2019/05/03/entretien-autour-du-soja-avec-herve-berbille-le-soja-ne-presente-aucun-risque-pour-la-sante/

    https://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/le-soja/herve-berbille-qque-choisir-nous-fait-avaler-nimporte-quoiq

    « Le soja texturé » dans les plats ne représente qu’un certain pourcentage, toujours mélangé à d’autres ingrédients. Avec sa teneur de plus de 45% de protéines, pas besoin d’en consommer beaucoup pour avoir un plat suffisamment riche en protéines.

    « À Alerte, nous ne saurions mieux vous conseiller de manger de la vraie viande, de qualité. » Mais pour sa santé et pour diminuer son emprunte carbone, pas tous les jours et le soja cultivé en Europe ( France, Italie, Allemagne ) peut permettre de varier son alimentation pour un faible coût.

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