Grégory Doucet, le maire sous influence de Lyon, interdit le foie gras dans sa mairie

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La municipalité (Europe-écologie – Les Verts) de Lyon a « décidé de stopper le service de foie gras lors des événements officiels, buffets et réceptions », révélait le mensuel Lyon capitale le 6 décembre dernier.

« Le foie gras est un produit d’un élevage allant intégralement à l’encontre du bien-être animal », justifiait la mairie dans un message envoyé au journal.

Dirigée par l’écologiste Grégory Doucet, la municipalité veut en outre « que (son) initiative puisse être suivie dans les restaurants pour limiter au maximum le service du foie gras, voire l’arrêter ».

En finir avec le foie gras ?

C’était sans doute la phrase de trop. 14 associations de chefs ont réagi à ces déclarations par la publication d’un manifeste de soutien à la filière française du foie gras. « Symbole de la haute gastronomie, le foie gras est l’ambassadeur de notre art de vivre, ainsi il participe au rayonnement de nos savoir-faire et de notre culture dans le monde entier« , explique le manifeste de soutien.

Les réactions politiques n’ont pas manqué, notamment du côté de la droite lyonnaise qui se demande si « la prochaine étape sera d’interdire la rosette« . Yannick Jadot, lui, ne voit pas le problème :

Au total, plus d’une quarantaine d’articles ont été publiés dans le monde entier sur ce sujet.

De quoi forcer Grégory Lagaff à justifier son choix dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche, ce 12 décembre.

En fait, non, dit-il.

Dans cette tribune, l’élu écologiste commence par rassurer en expliquant qu’il faut différencier « la question de la commande publique » de celle des « repas des fêtes du foyer ». Cette commande publique, il rappelle qu’il s’est « engagé » à la faire en tenant compte « de la question du bien être animal, de la juste rémunération des producteurs, du faible impact écologique, du respect de la terre ».

Il déclare « souhaiter voir émerger un autre modèle que celui de l’agriculture industrielle et de l’élevage intensif, la banalisation ou l’intensification du gavage des oies à la chaîne ». Une volonté qui justifie la suppression du foie gras des réceptions de la mairie lyonnaise, mais qu’il affirme n’être « ni un appel au boycott, ni une interdiction ».

Un maire « sous influence »

Après Strasbourg (EE-LV), Grenoble (EE-LV) et Villeurbanne (PS), la capitale des Gaules devient la quatrième commune à interdire officiellement le foie gras.

« Ces prises de position ne correspondent absolument pas aux attentes de leurs concitoyens ni de l’immense majorité des Français », alertait Éric Dumas, président du Cifog (interprofession du foie gras), dans un communiqué du 7 décembre.

L’éleveur landais y dénonce « la désinformation orchestrée par l’association extrémiste américaine Peta qui diabolise notre production et influence les élus écologistes ». En réponse, Éric Dumas appelle « les maires de France et les professionnels de la restauration à soutenir les producteurs », tout en invitant les maires « sous influence » à « rencontrer nos producteurs ».

8 commentaires sur “Grégory Doucet, le maire sous influence de Lyon, interdit le foie gras dans sa mairie

  1. Invité de la radio franceinfo ce matin (~ 8h et quelques), Y. Jadot, bombardé de questions sur ce sujet, a dit qu’il consommait du foie gras… À défaut de rassurer la filière en raison du matraquage qu’elle subit de la part des « anti », ses affidés et autres soutiens seront certainement fort satisfaits de cet élément de com’.

  2. Repas de Noël en famille et pas question de déroger à une telle tradition !
    Au menu : foie gras (d’excellente facture au demeurant) fort apprécié par tout un chacun et qu’un sainte-croix -du-mont 1982 a parfaitement bien accompagné.
    N’en déplaise aux pisse-froid…

    @Dom61,
    J’ai suivi votre judicieux conseil (du 14 décembre 2021 à 8:28) ; pour ce faire, j’avoue que je ne me suis fait aucune violence, et j’en ai bien sûr repris deux fois ! 🙂

  3. Bientôt les bouchons lyonnais transformés en restaurants végans.
    La rosette dans tous les cas interdite et les quenelles uniquement au bon toffu de soja.
    Cela dit les électeurs lyonnais n’ont que ce qu’ils méritent et ils n’ont pas fini de déguster.
    Lorsqu’on se trompe, on l’a au menu pendant 5 ans.
    On attend maintenant la surenchère sur Paris.

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